UN PROJET DE L’ASSOCIATION SANKOFA
Gaza et la France :
sept repères
De 1948 à 2024, chaque notice s’appuie sur des documents que vous pouvez consulter. Certaines portent sur une décision française, d’autres donnent le contexte. La carte situe Gaza et la Cisjordanie.
PAR QUELLE QUESTION COMMENCER ?
OU PARCOURIR LES REPÈRES
Sept repères choisis, de 1948 à 2024.
Une sélection, pas une histoire complète. Les points sont placés à l’échelle du temps.
Pourquoi ce parcours commence-t-il en 1948 ?
Deux fils de ce parcours s’y nouent : la question des réfugiés palestiniens et, dès 1949, la relation diplomatique entre la France et Israël. Ce n’est pas le début de l’histoire. Le mandat britannique sur la Palestine, confié par la Société des Nations en 1922, et le plan de partage adopté par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947 en font partie.
Les notices sur la période antérieure restent à écrire. En attendant, une synthèse institutionnelle permet de situer ce contexte.
03 · COMPRENDRE UN ÉCART ENTRE DEUX BILANS
Pourquoi deux bilans ne donnent-ils pas le même total ?
Deux bilans peuvent différer parce qu’ils ne couvrent pas la même période ou ne comptent pas les mêmes faits. Voici comment vérifier ce que chacun mesure.
OCHA, par exemple, distingue sa base de victimes vérifiées des chiffres rapportés dans ses points de situation.
Cette page explique la méthode. Elle ne compare pas encore deux bilans chiffrés précis.
Quelle période est couverte ?
Une date de mise à jour récente ne signifie pas que tous les événements récents sont déjà intégrés. Regardez les dates des faits comptés, puis celle de leur publication.
Quels événements sont inclus ?
Pour les hostilités commencées à Gaza et en Israël le 7 octobre 2023, OCHA n’ajoute les victimes à sa base qu’une fois chaque incident vérifié de façon indépendante. En attendant, les chiffres rapportés figurent dans ses points de situation humanitaires. Deux totaux publiés par OCHA à la même date peuvent donc ne pas couvrir les mêmes faits.
Que signifie « vérifié » ?
Pour OCHA, un incident n’entre dans la base qu’après confirmation par au moins deux sources indépendantes et fiables. Les blessures israéliennes font exception : elles reposent en général sur des informations de presse. Un bilan rapporté et un décompte vérifié correspondent donc à deux étapes du travail.
Qu’est-ce que je peux en conclure ?
Un écart demande une explication. Il ne suffit pas, à lui seul, à démontrer une manipulation. Une comparaison honnête conserve la date, le périmètre et la méthode de chaque série.
05 · MÉTHODE
Comment ce site est préparé
Repères est un projet documentaire porté par l’association Sankofa. Son point de départ : rendre les documents accessibles et examiner les décisions françaises à propos de Gaza.
Nous savons rechercher, organiser et rendre consultables des documents et des données publiques. Nos textes historiques et juridiques n’ont pas encore été relus par un historien ou un juriste.
Chaque personne mérite d’être entendue sans être assignée à un gouvernement. Un juif de France n’a pas à répondre des décisions israéliennes. Une personne palestinienne n’a pas à répondre des actes du Hamas.
Chaque fait renvoie à un document
Nous indiquons le document sur lequel repose chaque fait important, ainsi que ce qu’il permet réellement d’établir. Le lecteur peut remonter à la source et voir ce qui reste incertain.
Une correction laisse une trace
Une notice corrigée conserve un historique. La collecte automatique prépare le travail ; elle n’autorise pas la publication sans validation.
Ce qui a été vérifié
Les sept repères, de 1948 à 2024, forment une sélection. Ils ne racontent pas toute l’histoire du conflit.
Les extraits de la résolution 2334 ont été relus le 28 septembre 2026 sur le texte officiel en français, et le vote sur le compte rendu de la séance. La notice de 2016 en donne le détail, dont une correction apportée au paragraphe 12. Les passages de l’avis de la Cour internationale de Justice et du rapport de la commission d’enquête cités pour 2005, 2023 et 2024 ont été relus le 29 septembre 2026. Dans le volet de chaque source, une note précise comment elle a été consultée.
Ces relectures confirment que les citations reprennent fidèlement les textes. Elles ne disent pas comment un juriste les interpréterait.
La carte de situation
La carte de l’accueil et les miniatures des notices montrent où se trouvent la bande de Gaza et la Cisjordanie. Elles servent à s’orienter. Elles ne prouvent rien sur un tracé.
D’où viennent les contours
De Natural Earth, version 4.1.0, couche des pays à l’échelle 1:50 m. Nous utilisons le fichier countries-50m.json du paquet world-atlas 2.0.2, qui reprend ces données au format TopoJSON. Le fichier est conservé dans le dépôt du site, et le build vérifie son empreinte SHA-256 à chaque construction ({{GEO_SHA256}}). Aucune bibliothèque ni aucun serveur tiers n’est appelé : les cartes sont dessinées au moment de la construction du site. Natural Earth est dans le domaine public.
Ce que ces contours représentent
Natural Earth indique qu’il trace les frontières contestées selon la situation de fait (de facto), et non selon le droit. Ses contours ne reconstituent donc aucune limite passée. Ils ne montrent ni la géographie de 1948 ni la ligne d’armistice de 1949. Ils n’ont pas valeur de frontière.
Le jeu de données réunit Gaza et la Cisjordanie dans une seule entité, « Palestine ». Nous les séparons par leur position, de part et d’autre de 34,7° de longitude est. Le contour d’Israël y inclut le plateau du Golan.
Jérusalem
À cette échelle, le contour de la Cisjordanie est très simplifié et englobe toute la ville de Jérusalem. Il ne distingue pas Jérusalem-Est. Pour ne pas suggérer une délimitation que les données ne contiennent pas, les cartes ne placent aucun point « Jérusalem ». Les notices qui parlent de Jérusalem-Est le disent dans leur texte.
Les notices et les lieux
Chaque notice indique dans le corpus les lieux qu’elle concerne (champ places). C’est un choix éditorial, fait à partir du texte de la notice. Une notice que la carte ne peut pas situer le dit dans le corpus (champ place_note) et reste listée à l’accueil. Les localités du sud d’Israël attaquées le 7 octobre 2023 ne sont pas encore placées : leur liste et leurs coordonnées doivent d’abord être établies à partir d’une source citée.